L’action se déroule, en 1558, à la cour du roi Henri II.
Mademoiselle de Chartres, jeune orpheline de seize ans élevée par sa mère selon de rigoureuses règles de morale, parait pour la première fois au Louvre. Le prince de Clèves, ébloui par sa beauté, la demande en mariage. Mademoiselle de Chartres accepte ce mariage de raison. Trop tard, la Princesse de Clèves rencontre le duc de Nemours. Nait entre eux une passion immédiate et partagée, à laquelle sa mère, Madame de Chartres la conjure de renoncer : « ne craignez point de prendre des partis trop rudes et trop difficiles, quelque affreux qu’ils vous paraissent d’abord : ils seront plus doux dans les suites que les malheurs d’une galanterie ».
Le roman décrit avec beaucoup de minutie les étapes du sentiment amoureux chez les trois personnages, ses effets sur leur comportement et la lutte de la princesse pour ne pas trahir les préceptes maternels.
Marie-Madeleine Pioche de La Vergne est née dans une famille aisée de petite noblesse, qui gravite dans l’entourage du cardinal de Richelieu. Sa mère, fille d’un médecin du roi, est au service de la duchesse Marie-Madeleine d'Aiguillon, qui l'est depuis sa naissance. Son père, Marc Pioche de la Vergne, écuyer du roi, meurt alors qu’elle n’a que quinze ans. L’année suivante, elle devient dame d’honneur de la reine Anne d’Autriche. Elle commence également à acquérir une éducation littéraire avec Ménage qui lui enseigne l’italien et le latin. Ce dernier l’introduit alors dans les salons littéraires en vogue de Catherine de Rambouillet, de la Marquise du Plessis-Bellière et de Madeleine de Scudéry.
En 1650, sa mère se remarie avec Renaud de Sévigné, l’oncle de Marie de Sévigné ; les deux femmes deviendront « les plus chères amies du monde » pour toujours. En 1655, elle épouse, à l’âge de 21 ans, un Auvergnat de dix-huit ans son aîné, François Motier, comte de La Fayette dont elle aura deux fils. Elle l’accompagne dans ses domaines familiaux en Auvergne et dans le Bourbonnais bien qu’elle retourne fréquemment à Paris où elle commence à s’introduire dans la société de la cour et à ouvrir avec succès son propre salon. Leur bonheur conjugal semble avoir sombré après quelques années de mariage, après la naissance de leurs fils, date à partir de laquelle François de La Fayette se fait tellement discret qu'il semble avoir littéralement disparu (ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle qu'un document trouvé dans les archives de la Trémoille indique que ce mari silencieux avait vécu jusqu'au 26 juin 1683) . La Bruyère a résumé ainsi cette étrange situation : « Nous trouvons à présent une femme qui a tellement éclipsé son mari, que nous ne savons pas s’il est mort ou en vie… »
On compte, parmi les connaissances de Marie-Madeleine de La Fayette, Henriette d'Angleterre, future duchesse d’Orléans, qui lui a demandé d’être sa biographe ; le Grand Arnauld et les principaux auteurs français Segrais et Huet dont le Traité de l'origine des romans sera publié en préface de son Zayde. Au tout début de la Fronde, elle a également été proche du cardinal de Retz.
Établie de façon définitive à Paris en 1659, elle fait paraître anonymement La Princesse de Montpensier en 1662. De 1655 à 1680, elle sera étroitement liée avec La Rochefoucauld (l’auteur des Maximes), dont elle dira : « M. de La Rochefoucauld m’a donné de l’esprit, mais j’ai réformé son cœur. » La Rochefoucauld présente Marie-Madeleine de La Fayette à beaucoup de grands esprits littéraires du temps, y compris Racine et Boileau. 1669 voit la publication du premier tome de Zaïde, un roman hispano-mauresque édité sous la signature de Segrais mais presque certainement dû à La Fayette. Le deuxième volume paraît en 1671. Zaïde fut l’objet de rééditions et de traductions notamment grâce à la préface de Huet.
Le roman le plus célèbre de Marie-Madeleine de La Fayette est La Princesse de Clèves, d’abord édité par un de ses amis en mars 1678 car à cette époque les femmes n'étaient pas censées écrire et publier. Cette œuvre, dont le succès fut immense, passe souvent pour être le premier véritable roman français et un prototype du début du roman d'analyse psychologique.
La mort de La Rochefoucauld en 1680 puis du comte de La Fayette en 1683 la conduit à mener une vie sociale moins active dans ses dernières années. Elle s'est clairement retirée de la vie mondaine, afin de se préparer à la mort, avec une perspective eschatologique, très présente à l'époque.
Trois de ses ouvrages ont été édités à titre posthume : La Comtesse de Tende (1718), Histoire d’Henriette d’Angleterre (1720) et Mémoires de la Cour de France (1731).
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我得承认,起初我对这种历史背景下的宫廷小说抱持着怀疑态度,认为它可能只是贵族生活的浮光掠影。然而,事实证明,我的担忧是多余的。作者对于人物心理的洞察力简直是超前的。那些看似微不足道的对话、一个眼神的交流、甚至是一封信件的搁置,都蕴含着巨大的信息量和情感张力。这部作品没有用华丽的辞藻去堆砌爱情,而是通过展现人物在极度受限的环境中,如何笨拙而又真诚地试图触碰彼此,来营造出一种极度真实的亲密感。它探讨的不是如何获得爱情,而是当爱情来临时,如何在这种既定的社会结构下“管理”这份情感,使其不至于彻底摧毁现有的一切。这种对“管理”与“克制”的深入挖掘,使得这部作品在文学史上有其不可替代的地位,它是一种对情感的建筑学般的精准构建,精妙绝伦,令人叹服。
评分这本书的文字简直像一首精致的法式香颂,每一个词汇都经过了细致的打磨,那种古典的韵味扑面而来,让人仿佛置身于路易十四时代的凡尔赛宫廷之中。作者对于人物内心活动的刻画达到了令人惊叹的细腻程度,尤其是在描绘那种介于理智与激情之间的挣扎时,笔触极为精准而克制。我尤其欣赏作者对于环境氛围的营造,无论是宏大的宫廷宴会,还是幽静的乡间私语,都充满了那个时代特有的庄重与华美。阅读的过程中,我能清晰地感受到人物在遵守繁复礼仪的表象下,那颗颗悸动而又不得不隐藏的心。这种对“禁忌之爱”的艺术化处理,让情节的张力持续地保持在一个高水位上,没有一丝一毫的冗余或失衡。它不是那种直白的情感宣泄,而是一种通过精致的言辞和微妙的动作来暗示深层情感波澜的杰作,需要读者投入极大的注意力去捕捉那些隐藏在字里行间的微妙信号,才能真正体会到那种深入骨髓的哀愁与无奈。每一次翻页,都像是在揭开一层层丝绸面纱,看到更深层次的人性困境。
评分这本书的魅力在于它对“未竟之爱”的描绘达到了极致的艺术高度。它没有给出一个传统意义上大团圆的结局,或者彻底的毁灭,而是停留在了一个微妙的、令人心碎的平衡点上。这种处理方式非常高明,因为它承认了人生的不完美性和复杂性——有些遗憾是注定要伴随一生的,有些选择一旦做出就再无回头路。读到最后,我感受到的不是愤怒或强烈的悲伤,而是一种深沉的、带着敬意的理解。作者似乎在告诉我们,真正的勇气并非在于冲破一切束缚,而是在于清晰地认识到界限的存在,并选择以何种方式去承受界限带来的后果。这种内敛的力量,比任何热烈的场景都更能穿透人心。它教会了我如何去欣赏那种在约束下保持尊严和自我原则的姿态,这是一种非常成熟且令人动容的文学表达。
评分说实话,我一开始被这本小说的篇幅和它所处的文学时期给吓到了,担心会读起来枯燥乏味,充满冗长的说教。但出乎意料的是,一旦进入叙事节奏,那种引人入胜的力量就牢牢抓住了我。它完全不同于我读过的任何一部当代小说,它没有快速的动作场面,没有突如其来的反转,它的精彩之处在于对“选择”这一主题的深刻探讨。每一个决定,无论是公开的还是私下的,都像是投入平静湖面的石子,激起的涟漪久久不能平息。作者对道德困境的剖析极其透彻,展示了如何在极度讲求荣誉与名声的社会结构中,个体情感的脆弱与无力。我常常会停下来,思考如果我处于那个位置,是否能够做出比书中角色更“正确”或更“勇敢”的抉择。这种强烈的代入感,源于作者对人类普遍心理的洞察,无关乎时代背景,而是关于人性永恒的弱点与坚韧的辩证统一。它迫使你直面内心深处最隐秘的欲望与责任之间的永恒拉锯战。
评分这部作品的结构设计堪称典范,充满了古典主义的对称美感。叙事视角虽然看似固定,却能够极其巧妙地切换,让我们既能从局外人的冷静视角审视局势的走向,又能瞬间被拉入角色的主观体验中去感受那种山雨欲来的压抑感。我特别欣赏叙述者那种不动声色的语调,仿佛一位极其公正的旁观者,冷静地记录着这场情感的悲剧。这种冷静,恰恰反衬出了事件本身的震撼力。它不像有些浪漫主义作品那样试图煽动读者的情绪,而是提供了一份近乎科学观察报告的素材,让读者自己去完成情感的构建和共鸣。读完后,脑海里留下的不是一堆情节的碎片,而是一个完整、逻辑严密、并且在情感上具有强大内聚力的世界观。这种精密的构思,让这部作品超越了单纯的言情故事,上升到了对社会规范、个人意志之间复杂关系的哲学思考层面,值得反复品味。
评分间接引语证明原话语人的不在场,夫人与Nemours之间在小说结尾前都没有直接的爱的表达,爱慕、猜疑、自责在一个又一个偶然和中不断循环,像在话语漩涡当中形成了一块空白,一片真空。正因为discours具有至上权威,才会因他人流言蜚语而怀疑所见所感,却又渴望通过话语确认爱情。当所看所听都无法还原真相时,我们到底该相信什么?amant contre mari;devoir contre bonheur;vertu contre sentiment。以对话为主,几乎没有discours résumé。直接引语里套直接引语,人物A“演”人物B,戏剧效果非常强;直接引语套间接引语,几乎是所有误会的来源。A说B说的C的故事,转述也极为(几乎不可能)详细,一环套一环
评分这本书里面的关系可真乱 这个跟那个结婚 婚后这个跟那个有搞婚外恋 然后又是这个暗恋那个的 看的都昏了 要不是老师说要读这本书 打死我都不看! 就算是柯南也未必搞得清楚里面的关系
评分on ne naît pas femme, on le devient.从一开始的因美貌成为宫中谈资 到初识Nemours后开启的大段内心独白,再到最后离开纷扰宫廷过上禁欲修道的生活。一个女人的成长
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