De 1954 à 1956, Jacques Tati prépare Mon oncle. Pour son troisième long métrage, il réunit autour de lui quelques fidèles des Vacances de Monsieur Hulot ou de Jour de fête. Entre aussi dans l'équipe un inconnu de vingt-sept ans, Pierre Etaix. Sous la houlette de Tati, il cherche tout le jour, ainsi qu'une bonne partie de la nuit - comme ceux dont le travail est la raison d'espérer - des idées comiques. Il est, en fait, ce que la grande tradition du burlesque américain appelait un gagman, c'est-à-dire un prospecteur de gags. Situation de rêve pour un jeune homme qui allait consacrer sa vie à l'art comique. Or Etaix, s'il sait écrire, n'est pas un homme d'écriture. Il est, en revanche, un dessinateur exceptionnellement doué. Un gag n'est pas une histoire drôle. Raconté, expliqué, il n'est le plus souvent que le dérisoire mécanisme d'une scène sans vie. Mais dessiné, mais construit en trois croquis, il prend des couleurs, il s'anime. Mieux : il peut faire rire. Jour après jour, pendant toute la préparation et le tournage de Mon oncle, Pierre Etaix fera ainsi pour Jacques Tati des milliers de dessins, arrachant de ses calepins des silhouettes drolatiques, des projets de décors, des épures de gags, des mises au point de personnages. Du beau dessin élaboré au croqueton percutant, ces feuilles de route d'un grand film n'ont pas été perdues. Par miracle, Pierre Etaix les a préservées de la destruction, témoignage de la belle aventure d'un film saisi au plus près de sa source. C'est cet arrière-monde du film que le livre présente. Mais il voudrait le faire sans que des idées basses en polluent le projet. Les dessins sont d'Etaix, le film est de Tati. Comment dire ces choses simples et complexes à la fois ? Nous l'avons tenté à travers ce titre sobre : Etaix dessine Tati. Etaix et Tati, Tati et Etaix, il fallait bien qu'un jour les noms des deux cinéastes qui perpétuèrent en France la plus haute tradition comique fussent réunis dans un même livre. Avec ce bouquet de dessins et de croquis, avec cette belle moisson de gags en herbe ce sera chose faite.
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我必须承认,这本书在情绪层面上对我造成了一次轻微的“情感冲击”。它不像那些直抒胸臆的小说那样容易让人落泪或大笑,它的情感是内敛的、潜藏在字里行间的冷水之下的暗流。书中涉及的“疏离”主题处理得极为高明,角色之间的对话往往是无效的、充满误解的,他们似乎生活在各自搭建的透明隔间里,看得见彼此,却永远无法真正触碰。这种“在场的不在场”的状态,非常精准地捕捉了当代社会人际关系的困境。我读到某些对话场景时,会感到一种深切的无力感,仿佛被困在了那个文字构筑的迷宫中,找不到出口,但也舍不得离开。它不是一本用来消遣的书,而更像是一面镜子,映照出我们内心深处那些不愿承认的孤独和隔阂。
评分坦白说,刚翻开这本书的时候,我差点就想合上了。那种开篇的晦涩感,像是一团浓稠的迷雾,让人找不到方向。文字的密度大得惊人,每一个句子都像是一个独立的哲学命题,需要反复咀嚼才能品出其中蕴含的深意。然而,一旦你下定决心,接受它设定的游戏规则,并允许自己的思维完全沉浸其中,那种回报是巨大的。作者似乎对语言有着一种近乎偏执的掌控欲,他创造了许多我闻所未闻的复合词和奇特的句式,挑战着读者的阅读习惯。这本书的魅力在于它的“抗拒性”,它不轻易向读者示好,却在最终给予那些坚持下去的人以极大的精神满足。我特别喜欢它对“静默”的处理,书中描绘的寂静并非单纯的没有声音,而是一种充满张力的、负载着无数未说出口的对话的“存在”。读完后,我需要很长一段时间才能从那种高强度的精神拉扯中抽离出来,回味那些被文字雕刻出来的永恒瞬间。
评分这本书给我的整体感觉,是那种带着微咸海风和旧书纸张气味的怀旧感,但又夹杂着一股现代都市特有的疏离和冷峻。作者似乎非常热衷于描绘那些被时间遗忘的角落和物品——生锈的栏杆、蒙尘的钢琴、掉漆的门板。这些“物的精神”被赋予了超越载体的生命力,它们比书中的人物更加真实可感。叙事节奏的把控非常高明,有些段落的推进如同慢镜头下的花朵绽放,极其缓慢却饱含张力;而有些地方,情节却像被快进了好几倍,信息量爆炸,需要读者自己去脑补中间缺失的过渡。这种节奏的跳跃,完美地模拟了我们真实生活中记忆的随机性和不连续性。我常常在想,作者是否是一位视觉艺术家出身?因为他的文字构建出的画面感实在太强了,仿佛每一页都可以直接被裱起来作为一幅独立的画作。那种对细节的执着,让人叹服。
评分这本书的独特之处在于其对“时间”的颠覆性处理。在这里,时间不是一条直线,而更像是一张被反复揉搓、拉伸、又重新展开的丝绸。我们不断地在过去、现在和想象的未来之间跳跃,而作者的叙事手法确保了这些时间片段之间既有联系,又有令人不安的断裂感。我尤其欣赏作者如何利用重复出现的意象——比如特定的颜色、某种气味,或是某个不断重复的动作——来锚定读者的意识,即使叙事场景已经完全切换,这些微小的符号也能将我们拉回核心的情绪基调中。这本书要求读者全神贯注,需要极高的专注力去追踪那些看似随机散落的线索。它不迎合大众口味,它创造了自己的语法和逻辑,这使得最终的阅读体验变得极其私人化和高度定制化。它不是被“看”完的,而是被“经历”过的。
评分这本名为《Etaix dessine Tati》的书,读完之后,我感觉像是进行了一次穿越时空的旅行。作者的笔触细腻得令人心惊,他似乎拥有某种魔力,能够将抽象的情感具象化为一个个鲜活的场景。我尤其被其中对于光影的描绘所震撼,那种光线穿过百叶窗,在斑驳的墙壁上投下几何图案的描写,让人仿佛能亲身感受到空气中弥漫的尘埃,甚至连时间流逝的缓慢感都能被捕捉。叙事结构上,它采取了一种非常规的非线性叙事方式,章节之间似乎没有明显的逻辑联系,但当你读到后半部分时,会惊奇地发现所有的线索都在一个意想不到的节点上完美地交织融合,形成了一个宏大而精妙的图案。书中对于人物心理活动的刻画更是入木三分,那些犹豫、挣扎、瞬间的顿悟,都被作者用一种近乎诗意的语言精准地表达了出来,让人在阅读时不断地产生强烈的共鸣,仿佛书中的角色就是我们自己曾经的影子。总的来说,这本书远超出了普通故事的范畴,它更像是一次对人类感知和记忆本质的深刻探讨。
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